22 mai 2009

Miracle

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Vous ! Les étoiles infinies des cieux.

Vous ! Les treize planètes de l’univers.

Parlez-moi de mes braves aïeux,

Et les mille miracles de leur ère.

 

Je sais le soleil quand il se lève de l’est,

Annoncé par les belles aube et aurore,

Dans sa cape vermeille il se manifeste,

Et propage sa douceur aux rayons d’or.

 

J’ai appris la danse des feuillages,

Aux pas de la brise matinale,

Sous les regards et les doux ramages

Des serins. Ô ! Quel céleste bal.

 

J’ai gravé les hymnes des amours

Sur les cimes des montagnes géantes,

Où se réunissaient les troubadours

Pour déclamer leur poésie flamboyante.

 

Oui ! J’ai vu et j’ai vécu des miracles.

Les quatre vents m’ont raconté certains.

Les saisons, la pluie et même les oracles

M’ont murmuré leurs secrets divins.

 

Mais durant la quête du sage poète,

Je n’ai connu point d’aussi beau

Que le cœur d’une magique silhouette,

Silence et impuissance de mots.

 

Les sables dorés se souviennent

De la douceur de ses jolis pieds.

Quant aux dunes, elles ont de la peine,

Car son ventre est un univers parfait.

 

Et les souffles des nuages blancs

Chuchotent au monde sa belle chevelure

Noire tel un songe, dansant et exhalant

Un parfum de fleur, de printemps, de Nature.

 

Elle est le miracle de la création,

Un rêve doux, une pensée veloutée,

Une âme sacrée. Elle s’appelle Junon,

L’unique reine des étoiles argentées.

 

13 mars 2009

Un Sourire est Né

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Un sourire est né dans le cœur du poète,
Au royaume des passerelles suspendues.
Les violons, les guitares et les clarinettes
Chantent, désormais, les âmes perdues.
...

A suivre

05 mars 2009

Pensée

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Je dessine sur le ciel des signes universels.
Pense avec ton âme et tu apercevras,
A quatre pas de chez toi, une étincelle,
Toi qui es la douceur du grand Sahara,
Mon oasis aux mille et une tourterelles.
Amour ! Oh oui, à jamais tu le seras.

23 janvier 2009

Deuxième voyage

Le samedi je serai à Paris, oui, demain, je suis impatient de voir la capitale de la France, la ville qui m'a toujours fait rêver, je danserai sous les pieds de la tour Eiffel.

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A mon retour, j'écrirai mes aventures, mes vers voyageurs et mes rimes aux ailes d'argent.

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09 janvier 2009

Premier voyage

Le dimanche 11 janvier, je suivrai les pas d'André Gide et de Paul Valéry, je contemplerai les paysages qui ont inspiré la main de Gustave Courbet ... Ce dimanche, je chanterai sous les 3 grâces.

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Montpellier ! Je m'inspirerai de ta beauté pour écrire quelques mots.

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09 décembre 2008

Le rêve du poète

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Soleil luisant de mille magnificences,
De tendres rais et de sourires fiers.
Ma main frôle cette incandescence.
Vie ! Réalité ! Ou simple chimère.

Y a-t-il un ange qui pourrait me confier
Un secret que dissimule ce splendide
Univers ? Ce monde étrange et velouté,
Pour une âme vide de colère et avide.

Les étoiles des sept lieux s’éclaircissent,
Amoureux, je le suis dès ma naissance.
Muets ? Mes cinq sens s’attendrissent,
Je me noie dans son triste silence.

Vis, ô fleur de Camélia, et souris,
Seul le trépas pourrait nous séparer.
Dans les mille méandres de la vie,
Ton hymne est mon chemin secret.

Île déserte ou montage de feux enragés,
Magique sera mon trajet, car je quête,
Depuis la nuit des temps et l’ère glacée,
L’harmonie entre le rêve et le poète.

Éternité ! Toi qui se présume éternelle.
J’écris sur ta blancheur, je dessine,
Aime sa splendeur et défie tes ailes.
Ton âme ne pourrait égaler sa main divine.


Découvrez Yanni!

14 octobre 2008

Recueil Poétique

Après la publication du deuxième numéro du recueil poétique "Les Poètes Retrouvés" :

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Le troisième numéro est en cours de préparation :

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08 juin 2008

Et le vent souffla du nord

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Quand la lune enjambait l’horizon des sentinelles,
J’allumais ma lanterne aux dimensions profondes,
Je guettais des lettres nocturnes écrites au rimmel,
Sur les tendres voiles d’une colombe vagabonde.

Je scrutais les cieux éternels,
Des arbres à deux rameaux.
Je fouillais des feuilles rebelles
Caressant des flaques d’eau.

Au bout du sentier aux mille terrifiantes épines,
J’aperçus une lumière fusant du lac des remords,
Transformant les épines en pierres aigue-marine,
Un frisson transperça mon malheureux corps,

Et le vent souffla du nord,
Si doux et si merveilleux,
Si fort et tellement joyeux
Tel le soupire du réconfort.

Je levai mes yeux vers les cieux de ces royaumes,
Les étoiles dispersaient les nuages telle une mie.
J’entrouvris mes mains, et dans cette baume,
Je vis une fée de nuit, tendrement, endormie.


Découvrez Adamo Salvatore!

20 mai 2008

Prière

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Elle m'a appelé pendant que ces camarades étaient occupés à résoudre l’exercice, j’ai remarqué en regardant sa feuille qu’elle a fini le sien, d’ailleurs elle a l’habitude de finir avant les autres. Et puis elle m’a dit avec un léger sourire : « Monsieur ! Tenez, j’ai écrit cela pour vous ».

Que les roses parfument tes jours
Que les étoiles éclairent tes pensées
Que les anges t’empêchent de souffrir
Et que Dieu te protège.

Que Dieu El-Karim, te donne le pouvoir de Souleymane
Le courage d’Ibrahim, la parole de Moussa
La beauté de Youcef, la lumière de ‘Issa
Et la gloire de Mohammed.

Que cette année fasse ta joie
Que la foi soit ta voie
Que ton chemin soit droit
Que Dieu écoute ta voix
Et te fasse un paradis de ton choix.

Bsikri Ouafa

14 mai 2008

Poème interdit

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06 mai 2008

Graines de poètes

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Avec des mots passant par vos âmes saines
Et vos mains jouant sur le piano des syllabes
La langue de Maupassant et de la Fontaine
S’arme de la culture de nos ancêtres arabes

Abdelhamid Ben Badis et l’émir Abdelkader
Qui furent jadis les messagers de la liberté
Sourient dans leur palais vert, ils sont fiers
D’écouter les psalmodies de leurs héritiers

Poètes incandescents, embellissez votre air
Défiez le vent, les papillons, les hirondelles
Le printemps et les fleurs de Baudelaire
Puisez votre sang sur les feuilles éternelles.

13 avril 2008

Croisez vos doigts pour moi

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Enfin, j'ai terminé mon mémoire et je l'ai envoyé à mon encadreur, il me le rendra après l'avoir corrigé, et puis ce serait le tour des retouches finales avant la remise et la soutenance.

Je suis à 50 % soulagé.

15 mars 2008

Recueils de poèmes

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Le club de français, du collège Salem Bouzidi à Oumache, a publié trois numéros de "Graines de poètes", un recueil de poèmes rassemblant quelques réalisations des élèves de classes moyennes. Je vous propose de télécharger et de lire le numéro 2 et 3. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié.

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rp02.pdf

14 janvier 2008

Poème pour une femme courageuse

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Toi, dont le cœur est une fable merveilleuse,
Une vallée où dansent des tulipes modestes.
Toi, dont les yeux sont une mer tumultueuse
Sous un éther grisaillant et une pluie céleste.

Tes paupières sont les voiles de mon bateau
Et à chaque clignement les vents me jettent,
Dans un océan de bonheur et dont tes mots
Sont les flambeaux qui tracent ta silhouette.

Aux creux de tes mains somnolent mes rêves,
Veille sur eux avec tes sourires de printemps,
Et viens effleurer de tes pieds nus leur grève,
Et y cueillir mille Hyacinthes et des diamants.

Je te nommerai vizir de toutes mes essences,
Et permets-moi de t’étreindre dans mes bras
Et laisse s’éteindre mes maux et souffrances,
Dans les ruisseaux jaillissant de ta douce voix.

Amour angélique, je suis ton ange amoureux,
Celui qui, d’être toujours là, a prêté serment,
Et pour que mon cœur soit à jamais heureux,
Regarde l’horizon et souris à toutes saisons.

03 décembre 2007

Le bal nocturne

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Un voile noir couvre leurs yeux
Un voile noir les empêche de voir
Mais leur monde est si merveilleux
Et ils ne connaissent point le désespoir.

A suivre ...

Je tiens juste à vous dire que les enfants que vous voyez danser et chanter sont des non-voyants.

17 novembre 2007

Douceur et volupté

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Dans les bois des milles écureuils,
Une source de lumière jaillissait,
Et dans cet univers de deuil,
Dormaient les secrets de la beauté.

Sous le masque du brouillard,
Le double jet et la colonne romane,
Cette lueur aux tendres regards,
N’était que la reine Marianne.

Elle était assise sur un rameau,
D’un vieux et gigantesque érable,
Près des étoiles, de tout en haut,
Elle voyait les mondes misérables.

Ces cheveux dorés se serpentaient
Et enlaçaient le tronc enchanté,
Et sur ces cours d’or et de beauté,
Se posaient des papillons envoutés.

Marianne balançait ses pieds nus,
Aussi lactescents que la grève d’été,
Elle chantait une ode, je n’ai retenu
Que les mots : douceur et volupté.

13 novembre 2007

Le clocher

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"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher;
des guirlandes de fenêtre à fenêtre;
des chaînes d'or d'étoile à étoile,
et je danse."

Arthur Rimbaud

Phrases - les Illuminations

21 septembre 2007

AL KAHINA

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Photo : Femme Chaouia de Farid BENYAA

Les roses ont toutes des épines,
Parfois elles nous charment,
Et parfois elles nous Chagrinent.

Dans le berceau du mont fleuris,
Là où le vent respire l’absinthe,
Dans les vallées de la Numidie,

Une enfant naquit de l’ombre,
Grandit dans les vieilles cabanes
Parfumée de miel et d’ambre.

Et devint un jour une femme,
Plus rayonnante que Cléopâtre,
Aux tendres fenêtres de l’âme,

A la longue chevelure délibérée,
Aux yeux profonds et verdâtres,
Et aux nez légèrement cambré.

Son triste cœur fut de pierres,
Une main tenait sa légère épée,
Et l’autre son long fusil de guère.

Ses pieds parcoururent les plaines,
Dans un torrent de poussière,
Sa blancheur fut celle des reines,

Et son Khalkhal remua les cœurs,
Sous son burnous, blanc, de laine
Il chanta la chaste beauté berbère.

Et Sur son courageux cheval,
Hélas, son visage fut de lumière,
Elle combattit le bien par le mal.

13 septembre 2007

Ombre de soie

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Photo : Sabalaca

Je suis le petit enfant de neuf ans,
L’initié des merveilleux mystères
Des terres des Aurasius Mons,
De leur printemps et de leur hiver.

J’enlace la brise, je cours les sillons
Des montagnes aux cimes vieillies,
Et grâce à mes semelles de vent
J’embrasse les nuages de mon pays.

J’enjambe les rivières et je caresse
Les rochers rouges des méditations,
Je suis l’eau et je suis la tendresse,
A la recherche de mon inspiration.

Glania a peint mes cheveux en cyan,
Viriona les a façonnées en mots,
Dagia a mit dans mon cœur du blanc,
Et Lovania a enterré mes maux.

Les Séraphins m’ont appris l'amour
Et l’harmonie des esprits patients,
Ainsi je porte le flambeau du Nour,
La bravoure et la plénitude des dons.

Je suis l’enfant qui, depuis cent ans,
Cherche la plume de la colombe
Aux yeux sombres et verdoyants,
Qui miroitent l’espoir des tombes ;

La lumière de l’accomplissement
Et le silence des temples obscurs,
La magie du carré de Salomon,
L’eau pure, le feu, la terre et l’azur.

À suivre

20 août 2007

La reine de jade

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Photo : The cat

Je savais la vie des corneilles,
Le voyage des merles blancs
Du lever au coucher du soleil.
La vie des pèlerins ambulants
Les aïeux des sept merveilles,
Et les artistes, et les artisans.

J’ignorais les odes des anges,
Leur fraicheur et leur volupté
Les royaumes des mésanges
Aux longues ailes argentées,
Les nymphes et leurs songes
Dont tu es la reine, la Psyché

Je sais l’odeur de tes cheveux
Aussi longs que le Nil, la Loire
Où naviguent les prétentieux,
Les piètres maîtres du savoir.
Ton beau sourire miraculeux,
Et ton regard, une lune noire.

Je sais le matin, j’ignore le soir
Sans ignorance, reine des ires,
Il n'y aura ni naissance ni savoir.
Je suis le savant de mes désirs.
Ô, je sais tes dunes en ivoire,
Où ta chevelure vient mourir.

Je sais les petites empreintes
De tes pieds nus sur la grève,
Leur chaîne étincelante tinte,
Resplendit leur ardente sève,
A l’odeur rose des jacinthes,
Et à la beauté blanche d’Ève.

Tu sais, au bout de tes mains,
Innocentes douceurs fragiles
Naissent des doigts si câlins,
Kaolin est leur âme, et argile
Est leur tendre corps de satin.
Reine de jade, mon seul asile.

Hugo dessine, en murmurant,
Le doigt d’une belle créature,
Ainsi dit-il dans ses chansons :
« La grâce n’est qu’un sourire
La beauté n’est qu’un rayon ».
Et nos cœurs sont les martyres.

A lire : Le doigt de la femme de Victor Hugo

06 août 2007

La quête du bonheur

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Photo : Ponstechnology

Elle embrassait les matinées ensoleillées
Baylassane était l’amante des deux monts
Elle les défiait et elle était toute émerveillée
Elle caressait presque la tête de Napoléon

Elle pérégrinait chez l’orpheline méprisée
Elle écoutait le vent et le chant des cigales
Et l’écho de sa délicieuse voix rebondissait
Dans l'éther bleu. Elle récitait son madrigal

Sous les pénombres des horizons éternels
Somnolait une cabane de pierres limpides
Un royaume d’abeilles dont l’odeur du miel
Ensorcelait l’âme des voyageurs candides

Elle marchait sur la rivière, sous les terres
Les grenouilles attendaient leur princesse
Elle dormait sous le figuier, sur les lisières
Une nature dont elle était l’enchanteresse

Quant aux palmiers, tout hauts et si fiers
Racontaient aux marguerites éphémères
La vie d’une enfant en quête du bonheur
Baylassane nageait dans mes rêves verts.

Musique d'accompagnement : Hamid Baroudi (extrait de Hakmet Leqdar)

podcast

23 juillet 2007

Inimitié

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Traitement d'image : Hammouda Mounir.

Cupidon avait ses flèches
Ilithye avait l’Amertume
Des lettres, qui ébrèchent
Cœurs et âmes en écume

Déesse, reine ou princesse
Fille de Zeus ou Poséidon ?
Ô, je n’ai point de sagesse
Je ne suis qu’un mendiant

J’ère, je suis sans demeure
J’ai mes vers et mes rimes.
« Ce n’est qu’un rimailleur »
Elle prétend et elle affirme

Ainsi, les malheurs des uns
Font le bonheur des autres
Piètres peintres du chagrin
Se lamentent et se vautrent

Gare, étrangère, à tes dits
Ne réveille point le volcan
De mes gouffres maudits
Les abîmes de mes monts

Je suis un esprit voyageur
Un grain que porte le vent
Une semence, une senteur
Une âme, un cœur errant

Je murmure aux agneaux
Les histoires des ancêtres
Je rêve d’air et d’anneaux
Des fleurs sur les fenêtres

(À suivre)

14 juillet 2007

La goutte qui fait déborder

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Photo : Dave Nitsche.

Hier, j’étais goutte d’eau
Rapide et méthodique,
Impossible à capturer,
Efficace tels les bons mots,
Cherchant le grand Tourbillon
De la vie, ne laissant que sillons,
Traçant à coup d’écume
Mes pas dans le bitume.

Aujourd’hui, je suis goutte d’eau
Lente ou saccadée,
Insaisissable née,
Aussi agile que fébrile,
En quête du grand Air
De la vie, je m’envole
Et je préfère,
Comme Louis,
Laisser dire, laisser faire.

Demain, je serais goutte d’eau,
Claire et à contre-temps,
Allant plus vite que le vent,
Tendrement bercée par les flots,
En toute tranquillité j’irai
Sacrifier mon âme,
Jouer un dernier drame,
Rejoindre en écho une cascade,
Un ruisseau,
Un mascaret
Da Capo.

Un poème de : Galaadrielle

05 juillet 2007

Mystères et soirées éphémères

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Photo : Michel Bourlès

Je voyageais entre les vagues d’un tapis gris
Les vents berçaient mon bateau de papier
Je ramais, lentement, avec un vieux tamis
Et les Douze étoiles m’éclairaient le sentier

Je savais, je tournais dans un Cercle infini
Je savais que mon bateau de papier coulait
Je sanglotais de peur, car la mort et la vie
Devant mon corps gémissant, se battaient

Soudain, elle était apparue de l’obscurité
Aussi resplendissante qu’une pierre de jade
Les vents s’étaient arrêtés, le ciel illuminé
De sa beauté, mon cœur battait la chamade

La lune m’avait lancé Trois rayons argentés
Deux me caressaient tendrement le visage
Et le Dernier rai auquel je m’étais agrippé
Me montait, je voyageais dans les nuages

Lune, miracle de notre puissant Créateur
Tu as coloré mon cœur, telle une saxifrage
De tes Doubles faces, Noirceur et blancheur
Tu m’as sauvé de cet effroyable naufrage

Belle Pallas ! Laisse-moi ta fameuse égide
Pourquoi poète ? Pour me protéger du vide
Qui menace l’Unique lumière de la raison
De l’amour, de la sagesse et de la passion.

30 juin 2007

Sauve-moi ...

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J’ai mal, je souffre et je suis en désarroi
Je râle dans un gouffre, J’attends ta voix
Mes pâles quintessences s’enflamment
Et je perds l’essence même de mon âme

Je ferme les volets de ma fenêtre du nord
Je contemple les volées de mes remords
Elles viennent, s’en vont et elles Surnagent
Sur les nuages, dans le tumulte des orages

J’attends ta voix, la douceur de l’autre fois

Où sont passées les nuits de la pleine lune ?
Où la neige a pu un jour embrasser les dunes
Aux portes du grand Sahara, les deux monts
Dont j’étais le gardian de clés dorées, le géant

Où Les météores ont tracé des longs sillons
Les anges y ont semé des étoiles brillant
Dans un éther parfumé d’ambre et d’encens
Où nous les vendangions d’un esprit veillant

J’attends ta voix, la douceur de l’autre fois

Viens me chanter l’amour, me chanter Cabrel
Toi qui défiais le soleil avec ton ombrelle
Le vent avec tes rubans rouges et blancs
Le ciel avec L’azur de tes yeux vaillants

Viens me chanter les colombes, les hirondelles
Les comptines des enfants jouant à la marelle
Les murmures des amoureux sur les margelles
Des puits enchantés des amours éternels

J’attendrai ta voix, la douceur de l’autre fois.

15 juin 2007

Le pont de vérité

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Sous le pont écarlate de la chaste vérité
Où l’or embrasse les précieuses pierres
Sous le pont des mille et une nuits d’été
Ruissèle, doucement, une sereine rivière

Ses eaux bercent des feuilles, des fleurs
A travers les méandres de la terre perse
Telles des bateaux ivres, des navigateurs
Sous le pont, une pâle lueur les transperce

Caressant de ses beaux pieds le bois terne
Dansant sur les sanglots d’une cithare
Ses yeux brillent pareils à des lanternes
Suspendues à un rameau d’une forêt noire

Sa chevelure dessine des grands anneaux
Sa chemise en dentelle, sa jupe, son foulard
Jouent avec le vent aux confins de l’eau
Où viennent mourir mes tendres regards

Marie est la reine des palais en turquoises
Des arbres cuivrés et des estampes dorées
Elle est le parfum et le goût des framboises
Elle est la volupté des papillons enchantés

De mon assise, mon cœur s’est calciné
La brise a emporté ses cendres au tombeau
Qu’a creusé le temps, ainsi est sa destiné,
Et où Marie a planté des coquelicots.

13 juin 2007

Une princesse japonaise

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Dessin : Hammouda Mounir.

Musique d'accompagnement : Idir (A Vava Inouva)

11 juin 2007

Ange du ciel

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Ange d’un monde lointain et souriant
Gardienne de la pureté divine
Nymphe au teint clair et éblouissant
Celui de la merveilleuse lune

Lune, plénitude et univers de perfection
Tu n’es qu’ombre et lumière, enlacées
Pour Baudelaire et ses douces floraisons
Tu n’es que tristesse d’une nuit d’été

Centre d’une sphère étoilée, de beauté
Cœur et corps qui font vibrer les mers
Mère et père de diamants parsemés
Mais pourquoi es-tu si loin de la terre ?

« C’est pour que je puisse enfin veiller
Sur les poètes et leurs rêves éphémères ».

08 juin 2007

Essai de traduction :

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مرضى الكلام

أعوذ بالله من المولعين بنثر الكلام. فئة من الناس لا يلذ لهم العيش بل لا يشعرون بكيانهم إلا إذا سمعوا رنة ألفاظهم، أو خافوا أن يفقدوا قوة النطق، أو أن تصدأ ألسنتهم في أحناكهم، فلا يزالون يحركونها لفائدة أو غير فائدة.

بعض هؤلاء – و أعوذ بالله من هذا البعض كل العياذ – يحملون ألسنة محرقة، لا تمر بشيء إلا تركت عليه أثرا من لهيبها: الألسنة النمامة، و الألسنة الكاذبة، و الألسنة المهلكة! أتريد أن تعرف ما الألسنة المهلكة؟ أرأيت يوما آلة الحصاد؟ أرأيت الزرع كيف يكون واقفا على سوقه ثم تمر تلك الآلة، فتلويه على الجانبين، تمر فتحني السنابل رؤوسها و تتمدد، تهوي بعد أن كانت عالية، هكذا تلك الألسنة تمر ببعض الناس فتلسعهم ثم تعود فتشعل فيهم نارها، ثم تعود فتؤججها و لا تزال حتى تترك ما كان من السمعة الحسنة و الفضيلة الطيبة رمادا منثورا!

يوسف غصوب

Les malades de la parole

Je me réfugie auprès de Dieu contre les fous de la parole prosaïque. Une partie de gens qui ne savourent pas la vie, qui ne sentent même pas leur existence sauf s’ils entendent l’intonation de leur voix, ou s’ils ont peur de perdre la force de la prononciation, ou bien si leurs langues se rouillent sur leurs palais, alors ils la remuent encore pour intérêt ou pour rien.

Certains de ses gens – et je me réfugie auprès de Dieu contre ceux là – portent des langues brûlantes, ne passent sur toute chose qu’après avoir laissé sur elle une trace de leurs flammes : les langues calomnieuses, et les langues menteuses, et les langues périlleuses ! Voulez-vous savoir qu’est-ce que les langues périlleuses ? Avez-vous vu un jour une moissonneuse ? Avez-vous vu comment les plantations de blé sont debout et puis cette machine passe, et elles les infléchissent sur les cotés, elle passe et les épis inclinent leurs têtes et s’allongent, après avoir été si haute, c’est ainsi que passent ces langues sur les personnes, elles les piquent puis elles reviennent pour y allumer leurs feux, puis elles repassent pour les aviver, et elles le font jusqu’à ce qu’elles laissent des cendres éparpillées de ce qui était de bonne réputation et de bonne vertu.

Youcef GHASSOUB

11 mai 2007

Retrouvailles

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Dessin : Hammouda Mounir.

Musique d'accompagnement

04 mai 2007

Une amie a besoin d'aide

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Une amie a besoin d'aide, elle s'appelle Imene. Elle veut travailler sur "L'alchismiste" de Paulo Coelho pour sa thèse de magistère. Si vous avez des documents, des sites ou des conseils, alors aidez la, elle en a besoin.

Voici l'adresse de son blog :

http://03-05-2007.blogg.org

Merci...

02 avril 2007

ASALEC

Le site d'ASALEC et en cours de modification.

25 mars 2007

Esprit errant

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Photo : Stéphane Kindler

Esprit enfantin des vallées et des monts
Esprit rebelle des anges et des démons
Esprit du grand soleil et de la pleine lune
Celui des mythiques déesses et de l’une
Des nymphes que nous rêvons d’embrasser
Sous les vieux érables et leur ombre assez
Noire telle une plume perdue d’un corbeau
Empreinte du passage de son corps beau
Celui d’un pèlerin qui n’a point fait de don
Et dont les remords se tourmentent dedans
Esprit vêtu de chaire et d’une peau pierre
Armé de feux glacés sous les paupières
Toi, qui songe constamment au bonheur
Et dont la vie ne désir qu’une bonne heure
Réveille-toi ! Tu n'es ni marchand ni vendeur
Des pluies saisonnières et des vents d’heure
Vas conquérir le monde, par besoin et par fin
De trouver la douceur et le merveilleux parfum
De l’amour, dont, ici bas, tout dépend
Et, entre terres et cieux, construits des ponts
Enfile tes chaussures aux semelles de vent
Et ne regarde plus derrière, vole devant
Ne cache plus le soleil avec un simple tamis
Et vas, errant, en quête de ta mie.

21 mars 2007

Découverte

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Cette semaine j'ai fait une grande découverte, un artiste de talent, un grand slameur : Grand Corps Malade ... un merveilleux poète.

Je vous conseille de l'écouter.

07 mars 2007

L'herbe rose

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Tableau : Armelle

Telle une poupée opaline
Sous sa couverture nocturne
Et sa lugubre Crinoline

Tell une apparition Diurne
Rayonnante beauté divine
Ornée d’un sourire taciturne

Telle une fleur sous l’emprise
Sous les caresses câlines
Des doigts matinaux de la brise

Telle une nuée de printemps
Elle a croisé sauvagement
Le sentier du tendre vent

Un instant morose
Elle marchait tendrement
Sur l’herbe rose.

05 mars 2007

Les Poètes Retrouvés

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Chers lecteurs, le département de français de l'université de Mohammed Khider Biskra a pour objectif d'organiser une semaine culturelle du 16 au 23 avril, et à cette occasion la publication du deuxième numéro du recueil poétique "Les poètes retrouvés" est prévue. je pourrai personnellement me procurer une vingtaine de copies, donc si vous avez envie de partager avec moi ce plaisir de lecture vous n'aurez qu'à m'envoyer un petit E-mail en m'indiquant vos noms, prénoms et adresses postales à :

cpr.biskra@gmail.com

Merci ...

06 janvier 2007

Grâce

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Photo : LaguneDune

Le destin nous joue, parfois, des tours
Il nous trahit et nous torture toujours
Victimes sont notre vie et notre amour

Aujourd’hui j’ai appris une nouvelle
Que loin d’ici vivait une hirondelle
Son nom rimait avec ces vers rebelles

Elle était belle, plus belle que la lune
Et portait la lumière sous sa robe brune
De ses yeux plus vastes qu’une lagune

Tombait une larme, un remords, un cri
Des sanglots berçaient ses rêves gris
Oh ! Une hirondelle qui fuyait le mépris

Hirondelle !

Entre nous, il y a des vents, des nuages
Des éclaires et des tonnerres en rage
Des neiges, des feux et des marécages

Je ne puis voler dans ce torrent de maux
Mes ailes de cire se fondent sur mon dos
Oui, je ne puis porter ce lourd fardeau

Mon royaume a levé ses palplanches
Mes racines sont prises en avalanche
Mes idées tentent de devenir blanches

Hélas, j’ai vendu mon âme à l’ombre
J’ai effleuré la porte du monde sombre
Je dors à jamais sous ma pénombre

Hirondelle ! Pourquoi étais-tu si belle ?

20 décembre 2006

Ode d’un mort

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Oranges sont devenus mes fleurs bien adorées
Des anges voulant voler mes pensées colorées
Et des louanges d’un regard doux et désespéré

D’une fontange leurs cheveux étaient décorés
Une frange caressait leur front d’où rayonnait,
Ni fange, ni douleur, étrange, que de la beauté

Mésange et colombe n’étaient qu’émerveillées
« Oh ! Quel songe », de leur branche, disaient
Reines des anges ou princesses d’édens sacrés

Tel était mon rêve, orange et douceur argentée.

07 décembre 2006

Sphère Poétique

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Sphère poétique est le blog de mes étudiants, il contient leurs essais et leurs réflexions. Comme tout écrivain et poète débutant, ils attendent vos encouragements, c’est-à-dire vos commentaires, alors encouragez-les s’il vous plait pour qu’ils puissent s’envoler avec leurs propres ailes.

http://sphere-poetique.mabulle.com

30 octobre 2006

Une amie m'a écrit

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"Les bobos sentimentaux sont à l'amour ce que le vent est au feu: ils rallument les grands et éteignent les petits".

06 octobre 2006

Brave Heart

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Une musique tellement douce qu'elle vous fait nager sur les nuages.

Cliquez pour télécharger

05 octobre 2006

Le dernier des Mohicans

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La fameuse musique du film "Le dernier des Mohicans".

Cliquez pour télécharger

20 septembre 2006

Sourire

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« Peu de gens savent encore sourire. Les sourires sont des larmes qui ne sortent que de la bouche. Les sourires sont des virgules, des points de suspension. Peu de gens savent encore ponctuer. »

Malek Haddad, "Je t'offrirai une gazelle", page 44, Paris, Julliard, 1959.

14 septembre 2006

Lettre à celle que mon coeur a aimée

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A l’être le plus cher à mes yeux
A l’amour le plus doux de mon cœur
A l’ange magnifique de mes cieux
A celle qui m’a offert le bonheur

A la femme que j’appelle ma vie
A l’unique rose de mes jardins
A ma femme belle et jolie
Douceur de mes nuits et chaleur de mes matins.

A la seule femme
Qui, tendrement, a embrassé mon âme :
Warda.

رسالة إلى التي أحبها قلبي :

عيناك يا حبيبتي مدينة صنعت أضواؤها من شظايا النجوم.
عيناك يا حبيبتي جنة تهت فيها فنسيت طريقي
و تعلم لساني حفظ أنغام الحب الحنون.
أحبك حبا جما...
سواد قلب عينيك محيط بلا حدود
نظراتك البريئة موجات هيجاء مسكتني
حضنتني و حملتني من ساحل وحدتي
أنقذتني من تلك الرمال التي كانت تبتلعني ... رويدا رويدا.
أحبك حبا جما...
قلت و قال قلبي: أنت فقط
أنت فقط ستكونين حبيبة عمري
زوجة روحي، وفاء قلبي و موضوع أحلامي
أحبك حبا جما...
أتمنى لو كنت دمعة تخلق في عينيك
تمشي و تمشي و تسافر فوق خديك
و أخيرا تموت على شفتيك
أحبك حبا جما.