12 août 2006

La vallée des tulipes (le 11 août 2006)

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-Deuxième partie-

J’avais pour but d’écrire une lettre à une personne inconnue – oui, inconnue c’était son nom – la mettre dans une bouteille et la confier aux océans et au destin, mais à chaque fois que je commençais à écrire ma main tremblait, je refermait fortement mes doigts sur ma plume mais les battements que produisait mon cœur vibraient encore plus mes mains. Cette lettre qui débutait avec les deux mots : « chère inconnue », car passer toute une vie seul et solitaire, sans qu’aucun cœur ne puisse vous ouvrir les portes et vous tendre les bras m’obligeait à utiliser cette expression. Au bout de quelques lignes mon esprit se perdait au fond des plus profonds et sombres recoins de l’imagination, ainsi mes mains écrivaient ce que mon âme cherchait à sentir et à dire, quelques feuilles mortes emportées par le vent, heurtaient mon visage me réveillaient de temps à autre, je sursautais et étonné de mon écrit, je réalisais que ce n’était guère mes mains qui écrivaient mais bien mon cœur qui les remplaçait. Le dernier mot que ma plume a tracé était un point final et une signature. Une fois terminé à noircir la blancheur de cette feuille, je dictais cette lettre à la nature pour qu’elle restera bien gravée à jamais dans ses plus grands et ses plus étroits recoins, avec une voix triste qui poussait son hurlement dans la totalité de mon corps, qui rebondissait sur l’écorce de mon cœur pour l’étrangler sauvagement et sans pitié.

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