15 août 2006
La vallée des tulipes (le 15 août 2006)

-Cinquième partie-
Chère inconnue, toi dont j’ignore le visage et l’identité, confiant dans le destin je me décris chacun de tes traits. De ta finesse, de ta tendresse je vois tes yeux, de ta franchise je vois tes lèvres, de ta douceur je vois tes joues et tes mains, de ta loyauté, ton courage, ta bravoure et ta force je vois ton cœur, chère inconnue, de ton amour je te vois. L’amour que j’ai à t’offrir est éternel. Mais de trop rester sous le soleil mes os se brisent, de trop rester sous la pluie ma peau fond, de trop rester sous la lune mes pensés brûlent et mes traits se dissolvent. De trop attendre, la brise trace son passage sur mon visage, de trop attendre, les larmes encombrent mes yeux, de trop attendre, le temps grave l’histoire de la tristesse, du malheur et du désespoir sur les vastes murs de mon existence, chaque jour qui lève son drapeau bleu, chaque lever du soleil j’ouvre les yeux avec une petite étincelle de chance, un minuscule bout d’espoir de croire en toi, de croire à ton être et à ta présence, mais à chaque coucher du soleil, à chaque nouvelle lune, je ferme les yeux, seul, avec tant de chagrin, tant de dégoût, je passe toute une nuit à rêver de toi, de moi, de ma fin, toute une nuit à prier sauvagement, à crier et hurler secrètement, à pleurer et souffrir profondément, de trop craindre ton départ, mon départ, de trop craindre la fin … »
Après avoir fini d’écrire, de lire et de relire, j’enroulais ce bout de papier qui allait passer la plus grande partie de sa vie emprisonné, entre les parois d’une bouteille jetée, désespérément naufragée, basculée de vague en vague, craignant les rochers et t’espérant sur cette plage de rêve.
09:41 Publié dans Littérature et poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









Ecrire un commentaire