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23 juillet 2007
Inimitié

Traitement d'image : Hammouda Mounir.
Cupidon avait ses flèches
Ilithye avait l’Amertume
Des lettres, qui ébrèchent
Cœurs et âmes en écume
Déesse, reine ou princesse
Fille de Zeus ou Poséidon ?
Ô, je n’ai point de sagesse
Je ne suis qu’un mendiant
J’ère, je suis sans demeure
J’ai mes vers et mes rimes.
« Ce n’est qu’un rimailleur »
Elle prétend et elle affirme
Ainsi, les malheurs des uns
Font le bonheur des autres
Piètres peintres du chagrin
Se lamentent et se vautrent
Gare, étrangère, à tes dits
Ne réveille point le volcan
De mes gouffres maudits
Les abîmes de mes monts
Je suis un esprit voyageur
Un grain que porte le vent
Une semence, une senteur
Une âme, un cœur errant
Je murmure aux agneaux
Les histoires des ancêtres
Je rêve d’air et d’anneaux
Des fleurs sur les fenêtres
(À suivre)
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14 juillet 2007
La goutte qui fait déborder

Photo : Dave Nitsche.
Hier, j’étais goutte d’eau
Rapide et méthodique,
Impossible à capturer,
Efficace tels les bons mots,
Cherchant le grand Tourbillon
De la vie, ne laissant que sillons,
Traçant à coup d’écume
Mes pas dans le bitume.
Aujourd’hui, je suis goutte d’eau
Lente ou saccadée,
Insaisissable née,
Aussi agile que fébrile,
En quête du grand Air
De la vie, je m’envole
Et je préfère,
Comme Louis,
Laisser dire, laisser faire.
Demain, je serais goutte d’eau,
Claire et à contre-temps,
Allant plus vite que le vent,
Tendrement bercée par les flots,
En toute tranquillité j’irai
Sacrifier mon âme,
Jouer un dernier drame,
Rejoindre en écho une cascade,
Un ruisseau,
Un mascaret
Da Capo.
Un poème de : Galaadrielle
01:25 Publié dans Littérature et poésie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
05 juillet 2007
Mystères et soirées éphémères

Photo : Michel Bourlès
Je voyageais entre les vagues d’un tapis gris
Les vents berçaient mon bateau de papier
Je ramais, lentement, avec un vieux tamis
Et les Douze étoiles m’éclairaient le sentier
Je savais, je tournais dans un Cercle infini
Je savais que mon bateau de papier coulait
Je sanglotais de peur, car la mort et la vie
Devant mon corps gémissant, se battaient
Soudain, elle était apparue de l’obscurité
Aussi resplendissante qu’une pierre de jade
Les vents s’étaient arrêtés, le ciel illuminé
De sa beauté, mon cœur battait la chamade
La lune m’avait lancé Trois rayons argentés
Deux me caressaient tendrement le visage
Et le Dernier rai auquel je m’étais agrippé
Me montait, je voyageais dans les nuages
Lune, miracle de notre puissant Créateur
Tu as coloré mon cœur, telle une saxifrage
De tes Doubles faces, Noirceur et blancheur
Tu m’as sauvé de cet effroyable naufrage
Belle Pallas ! Laisse-moi ta fameuse égide
Pourquoi poète ? Pour me protéger du vide
Qui menace l’Unique lumière de la raison
De l’amour, de la sagesse et de la passion.
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