06 mai 2008
Graines de poètes

Avec des mots passant par vos âmes saines
Et vos mains jouant sur le piano des syllabes
La langue de Maupassant et de la Fontaine
S’arme de la culture de nos ancêtres arabes
Abdelhamid Ben Badis et l’émir Abdelkader
Qui furent jadis les messagers de la liberté
Sourient dans leur palais vert, ils sont fiers
D’écouter les psalmodies de leurs héritiers
Poètes incandescents, embellissez votre air
Défiez le vent, les papillons, les hirondelles
Le printemps et les fleurs de Baudelaire
Puisez votre sang sur les feuilles éternelles.
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15 mars 2008
Recueils de poèmes

Le club de français, du collège Salem Bouzidi à Oumache, a publié trois numéros de "Graines de poètes", un recueil de poèmes rassemblant quelques réalisations des élèves de classes moyennes. Je vous propose de télécharger et de lire le numéro 2 et 3. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié.
rp01.pdf
rp02.pdf
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14 janvier 2008
Poème pour une femme courageuse

Toi, dont le cœur est une fable merveilleuse,
Une vallée où dansent des tulipes modestes.
Toi, dont les yeux sont une mer tumultueuse
Sous un éther grisaillant et une pluie céleste.
Tes paupières sont les voiles de mon bateau
Et à chaque clignement les vents me jettent,
Dans un océan de bonheur et dont tes mots
Sont les flambeaux qui tracent ta silhouette.
Aux creux de tes mains somnolent mes rêves,
Veille sur eux avec tes sourires de printemps,
Et viens effleurer de tes pieds nus leur grève,
Et y cueillir mille Hyacinthes et des diamants.
Je te nommerai vizir de toutes mes essences,
Et permets-moi de t’étreindre dans mes bras
Et laisse s’éteindre mes maux et souffrances,
Dans les ruisseaux jaillissant de ta douce voix.
Amour angélique, je suis ton ange amoureux,
Celui qui, d’être toujours là, a prêté serment,
Et pour que mon cœur soit à jamais heureux,
Regarde l’horizon et souris à toutes saisons.
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03 décembre 2007
Le bal nocturne

Un voile noir couvre leurs yeux
Un voile noir les empêche de voir
Mais leur monde est si merveilleux
Et ils ne connaissent point le désespoir.
A suivre ...
Je tiens juste à vous dire que les enfants que vous voyez danser et chanter sont des non-voyants.
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17 novembre 2007
Douceur et volupté

Dans les bois des milles écureuils,
Une source de lumière jaillissait,
Et dans cet univers de deuil,
Dormaient les secrets de la beauté.
Sous le masque du brouillard,
Le double jet et la colonne romane,
Cette lueur aux tendres regards,
N’était que la reine Marianne.
Elle était assise sur un rameau,
D’un vieux et gigantesque érable,
Près des étoiles, de tout en haut,
Elle voyait les mondes misérables.
Ces cheveux dorés se serpentaient
Et enlaçaient le tronc enchanté,
Et sur ces cours d’or et de beauté,
Se posaient des papillons envoutés.
Marianne balançait ses pieds nus,
Aussi lactescents que la grève d’été,
Elle chantait une ode, je n’ai retenu
Que les mots : douceur et volupté.
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21 septembre 2007
AL KAHINA

Photo : Femme Chaouia de Farid BENYAA
Les roses ont toutes des épines,
Parfois elles nous charment,
Et parfois elles nous Chagrinent.
Dans le berceau du mont fleuris,
Là où le vent respire l’absinthe,
Dans les vallées de la Numidie,
Une enfant naquit de l’ombre,
Grandit dans les vieilles cabanes
Parfumée de miel et d’ambre.
Et devint un jour une femme,
Plus rayonnante que Cléopâtre,
Aux tendres fenêtres de l’âme,
A la longue chevelure délibérée,
Aux yeux profonds et verdâtres,
Et aux nez légèrement cambré.
Son triste cœur fut de pierres,
Une main tenait sa légère épée,
Et l’autre son long fusil de guère.
Ses pieds parcoururent les plaines,
Dans un torrent de poussière,
Sa blancheur fut celle des reines,
Et son Khalkhal remua les cœurs,
Sous son burnous, blanc, de laine
Il chanta la chaste beauté berbère.
Et Sur son courageux cheval,
Hélas, son visage fut de lumière,
Elle combattit le bien par le mal.
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13 septembre 2007
Ombre de soie

Photo : Sabalaca
Je suis le petit enfant de neuf ans,
L’initié des merveilleux mystères
Des terres des Aurasius Mons,
De leur printemps et de leur hiver.
J’enlace la brise, je cours les sillons
Des montagnes aux cimes vieillies,
Et grâce à mes semelles de vent
J’embrasse les nuages de mon pays.
J’enjambe les rivières et je caresse
Les rochers rouges des méditations,
Je suis l’eau et je suis la tendresse,
A la recherche de mon inspiration.
Glania a peint mes cheveux en cyan,
Viriona les a façonnées en mots,
Dagia a mit dans mon cœur du blanc,
Et Lovania a enterré mes maux.
Les Séraphins m’ont appris l'amour
Et l’harmonie des esprits patients,
Ainsi je porte le flambeau du Nour,
La bravoure et la plénitude des dons.
Je suis l’enfant qui, depuis cent ans,
Cherche la plume de la colombe
Aux yeux sombres et verdoyants,
Qui miroitent l’espoir des tombes ;
La lumière de l’accomplissement
Et le silence des temples obscurs,
La magie du carré de Salomon,
L’eau pure, le feu, la terre et l’azur.
À suivre
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20 août 2007
La reine de jade

Photo : The cat
Je savais la vie des corneilles,
Le voyage des merles blancs
Du lever au coucher du soleil.
La vie des pèlerins ambulants
Les aïeux des sept merveilles,
Et les artistes, et les artisans.
J’ignorais les odes des anges,
Leur fraicheur et leur volupté
Les royaumes des mésanges
Aux longues ailes argentées,
Les nymphes et leurs songes
Dont tu es la reine, la Psyché
Je sais l’odeur de tes cheveux
Aussi longs que le Nil, la Loire
Où naviguent les prétentieux,
Les piètres maîtres du savoir.
Ton beau sourire miraculeux,
Et ton regard, une lune noire.
Je sais le matin, j’ignore le soir
Sans ignorance, reine des ires,
Il n'y aura ni naissance ni savoir.
Je suis le savant de mes désirs.
Ô, je sais tes dunes en ivoire,
Où ta chevelure vient mourir.
Je sais les petites empreintes
De tes pieds nus sur la grève,
Leur chaîne étincelante tinte,
Resplendit leur ardente sève,
A l’odeur rose des jacinthes,
Et à la beauté blanche d’Ève.
Tu sais, au bout de tes mains,
Innocentes douceurs fragiles
Naissent des doigts si câlins,
Kaolin est leur âme, et argile
Est leur tendre corps de satin.
Reine de jade, mon seul asile.
Hugo dessine, en murmurant,
Le doigt d’une belle créature,
Ainsi dit-il dans ses chansons :
« La grâce n’est qu’un sourire
La beauté n’est qu’un rayon ».
Et nos cœurs sont les martyres.
A lire : Le doigt de la femme de Victor Hugo
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06 août 2007
La quête du bonheur

Photo : Ponstechnology
Elle embrassait les matinées ensoleillées
Baylassane était l’amante des deux monts
Elle les défiait et elle était toute émerveillée
Elle caressait presque la tête de Napoléon
Elle pérégrinait chez l’orpheline méprisée
Elle écoutait le vent et le chant des cigales
Et l’écho de sa délicieuse voix rebondissait
Dans l'éther bleu. Elle récitait son madrigal
Sous les pénombres des horizons éternels
Somnolait une cabane de pierres limpides
Un royaume d’abeilles dont l’odeur du miel
Ensorcelait l’âme des voyageurs candides
Elle marchait sur la rivière, sous les terres
Les grenouilles attendaient leur princesse
Elle dormait sous le figuier, sur les lisières
Une nature dont elle était l’enchanteresse
Quant aux palmiers, tout hauts et si fiers
Racontaient aux marguerites éphémères
La vie d’une enfant en quête du bonheur
Baylassane nageait dans mes rêves verts.
Musique d'accompagnement : Hamid Baroudi (extrait de Hakmet Leqdar)

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23 juillet 2007
Inimitié

Traitement d'image : Hammouda Mounir.
Cupidon avait ses flèches
Ilithye avait l’Amertume
Des lettres, qui ébrèchent
Cœurs et âmes en écume
Déesse, reine ou princesse
Fille de Zeus ou Poséidon ?
Ô, je n’ai point de sagesse
Je ne suis qu’un mendiant
J’ère, je suis sans demeure
J’ai mes vers et mes rimes.
« Ce n’est qu’un rimailleur »
Elle prétend et elle affirme
Ainsi, les malheurs des uns
Font le bonheur des autres
Piètres peintres du chagrin
Se lamentent et se vautrent
Gare, étrangère, à tes dits
Ne réveille point le volcan
De mes gouffres maudits
Les abîmes de mes monts
Je suis un esprit voyageur
Un grain que porte le vent
Une semence, une senteur
Une âme, un cœur errant
Je murmure aux agneaux
Les histoires des ancêtres
Je rêve d’air et d’anneaux
Des fleurs sur les fenêtres
(À suivre)
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14 juillet 2007
La goutte qui fait déborder

Photo : Dave Nitsche.
Hier, j’étais goutte d’eau
Rapide et méthodique,
Impossible à capturer,
Efficace tels les bons mots,
Cherchant le grand Tourbillon
De la vie, ne laissant que sillons,
Traçant à coup d’écume
Mes pas dans le bitume.
Aujourd’hui, je suis goutte d’eau
Lente ou saccadée,
Insaisissable née,
Aussi agile que fébrile,
En quête du grand Air
De la vie, je m’envole
Et je préfère,
Comme Louis,
Laisser dire, laisser faire.
Demain, je serais goutte d’eau,
Claire et à contre-temps,
Allant plus vite que le vent,
Tendrement bercée par les flots,
En toute tranquillité j’irai
Sacrifier mon âme,
Jouer un dernier drame,
Rejoindre en écho une cascade,
Un ruisseau,
Un mascaret
Da Capo.
Un poème de : Galaadrielle
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05 juillet 2007
Mystères et soirées éphémères

Photo : Michel Bourlès
Je voyageais entre les vagues d’un tapis gris
Les vents berçaient mon bateau de papier
Je ramais, lentement, avec un vieux tamis
Et les Douze étoiles m’éclairaient le sentier
Je savais, je tournais dans un Cercle infini
Je savais que mon bateau de papier coulait
Je sanglotais de peur, car la mort et la vie
Devant mon corps gémissant, se battaient
Soudain, elle était apparue de l’obscurité
Aussi resplendissante qu’une pierre de jade
Les vents s’étaient arrêtés, le ciel illuminé
De sa beauté, mon cœur battait la chamade
La lune m’avait lancé Trois rayons argentés
Deux me caressaient tendrement le visage
Et le Dernier rai auquel je m’étais agrippé
Me montait, je voyageais dans les nuages
Lune, miracle de notre puissant Créateur
Tu as coloré mon cœur, telle une saxifrage
De tes Doubles faces, Noirceur et blancheur
Tu m’as sauvé de cet effroyable naufrage
Belle Pallas ! Laisse-moi ta fameuse égide
Pourquoi poète ? Pour me protéger du vide
Qui menace l’Unique lumière de la raison
De l’amour, de la sagesse et de la passion.
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30 juin 2007
Sauve-moi ...

En révision.
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15 juin 2007
Le pont de vérité

En révision.
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11 juin 2007
Ange du ciel

Ange d’un monde lointain et souriant
Gardienne de la pureté divine
Nymphe au teint clair et éblouissant
Celui de la merveilleuse lune
Lune, plénitude et univers de perfection
Tu n’es qu’ombre et lumière, enlacées
Pour Baudelaire et ses douces floraisons
Tu n’es que tristesse d’une nuit d’été
Centre d’une sphère étoilée, de beauté
Cœur et corps qui font vibrer les mers
Mère et père de diamants parsemés
Mais pourquoi es-tu si loin de la terre ?
« C’est pour que je puisse enfin veiller
Sur les poètes et leurs rêves éphémères ».
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25 mars 2007
Esprit errant

Photo : Stéphane Kindler
Esprit enfantin des vallées et des monts
Esprit rebelle des anges et des démons
Esprit du grand soleil et de la pleine lune
Celui des mythiques déesses et de l’une
Des nymphes que nous rêvons d’embrasser
Sous les vieux érables et leur ombre assez
Noire telle une plume perdue d’un corbeau
Empreinte du passage de son corps beau
Celui d’un pèlerin qui n’a point fait de don
Et dont les remords se tourmentent dedans
Esprit vêtu de chaire et d’une peau pierre
Armé de feux glacés sous les paupières
Toi, qui songe constamment au bonheur
Et dont la vie ne désir qu’une bonne heure
Réveille-toi ! Tu n'es ni marchand ni vendeur
Des pluies saisonnières et des vents d’heure
Vas conquérir le monde, par besoin et par fin
De trouver la douceur et le merveilleux parfum
De l’amour, dont, ici bas, tout dépend
Et, entre terres et cieux, construits des ponts
Enfile tes chaussures aux semelles de vent
Et ne regarde plus derrière, vole devant
Ne cache plus le soleil avec un simple tamis
Et vas, errant, en quête de ta mie.
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07 mars 2007
L'herbe rose

Tableau : Armelle
Telle une poupée opaline
Sous sa couverture nocturne
Et sa lugubre Crinoline
Tell une apparition Diurne
Rayonnante beauté divine
Ornée d’un sourire taciturne
Telle une fleur sous l’emprise
Sous les caresses câlines
Des doigts matinaux de la brise
Telle une nuée de printemps
Elle a croisé sauvagement
Le sentier du tendre vent
Un instant morose
Elle marchait tendrement
Sur l’herbe rose.
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05 mars 2007
Les Poètes Retrouvés

Chers lecteurs, le département de français de l'université de Mohammed Khider Biskra a pour objectif d'organiser une semaine culturelle du 16 au 23 avril, et à cette occasion la publication du deuxième numéro du recueil poétique "Les poètes retrouvés" est prévue. je pourrai personnellement me procurer une vingtaine de copies, donc si vous avez envie de partager avec moi ce plaisir de lecture vous n'aurez qu'à m'envoyer un petit E-mail en m'indiquant vos noms, prénoms et adresses postales à :
cpr.biskra@gmail.com
Merci ...
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06 janvier 2007
Grâce

Photo : LaguneDune
Le destin nous joue, parfois, des tours
Il nous trahit et nous torture toujours
Victimes sont notre vie et notre amour
Aujourd’hui j’ai appris une nouvelle
Que loin d’ici vivait une hirondelle
Son nom rimait avec ces vers rebelles
Elle était belle, plus belle que la lune
Et portait la lumière sous sa robe brune
De ses yeux plus vastes qu’une lagune
Tombait une larme, un remords, un cri
Des sanglots berçaient ses rêves gris
Oh ! Une hirondelle qui fuyait le mépris
Hirondelle !
Entre nous, il y a des vents, des nuages
Des éclaires et des tonnerres en rage
Des neiges, des feux et des marécages
Je ne puis voler dans ce torrent de maux
Mes ailes de cire se fondent sur mon dos
Oui, je ne puis porter ce lourd fardeau
Mon royaume a levé ses palplanches
Mes racines sont prises en avalanche
Mes idées tentent de devenir blanches
Hélas, j’ai vendu mon âme à l’ombre
J’ai effleuré la porte du monde sombre
Je dors à jamais sous ma pénombre
Hirondelle ! Pourquoi étais-tu si belle ?
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20 décembre 2006
Ode d’un mort

Oranges sont devenus mes fleurs bien adorées
Des anges voulant voler mes pensées colorées
Et des louanges d’un regard doux et désespéré
D’une fontange leurs cheveux étaient décorés
Une frange caressait leur front d’où rayonnait,
Ni fange, ni douleur, étrange, que de la beauté
Mésange et colombe n’étaient qu’émerveillées
« Oh ! Quel songe », de leur branche, disaient
Reines des anges ou princesses d’édens sacrés
Tel était mon rêve, orange et douceur argentée.
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30 octobre 2006
Une amie m'a écrit

"Les bobos sentimentaux sont à l'amour ce que le vent est au feu: ils rallument les grands et éteignent les petits".
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20 septembre 2006
Sourire

« Peu de gens savent encore sourire. Les sourires sont des larmes qui ne sortent que de la bouche. Les sourires sont des virgules, des points de suspension. Peu de gens savent encore ponctuer. »
Malek Haddad, "Je t'offrirai une gazelle", page 44, Paris, Julliard, 1959.
19:26 Publié dans Littérature et poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 septembre 2006
Lettre à celle que mon coeur a aimée

A l’être le plus cher à mes yeux
A l’amour le plus doux de mon cœur
A l’ange magnifique de mes cieux
A celle qui m’a offert le bonheur
A la femme que j’appelle ma vie
A l’unique rose de mes jardins
A ma femme belle et jolie
Douceur de mes nuits et chaleur de mes matins.
A la seule femme
Qui, tendrement, a embrassé mon âme :
Warda.
رسالة إلى التي أحبها قلبي :
عيناك يا حبيبتي مدينة صنعت أضواؤها من شظايا النجوم.
عيناك يا حبيبتي جنة تهت فيها فنسيت طريقي
و تعلم لساني حفظ أنغام الحب الحنون.
أحبك حبا جما...
سواد قلب عينيك محيط بلا حدود
نظراتك البريئة موجات هيجاء مسكتني
حضنتني و حملتني من ساحل وحدتي
أنقذتني من تلك الرمال التي كانت تبتلعني ... رويدا رويدا.
أحبك حبا جما...
قلت و قال قلبي: أنت فقط
أنت فقط ستكونين حبيبة عمري
زوجة روحي، وفاء قلبي و موضوع أحلامي
أحبك حبا جما...
أتمنى لو كنت دمعة تخلق في عينيك
تمشي و تمشي و تسافر فوق خديك
و أخيرا تموت على شفتيك
أحبك حبا جما.
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07 septembre 2006
Un ami m'a écrit

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert"
(Alfred de Musset)
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01 septembre 2006
Mon pays

Mélancolie du soir
Nostalgie de mon pays
Des vieillards sur les trottoirs
Contre des murs déjà vieillis
Se racontant des histoires
Sur un passé enfui
Le matin, l’odeur du jasmin
Qui nous la chante la brise
Et l’invitation des muezzins
Avec nos murmures reprise
Puis l’orchestre des serins
Qui ont pour maître, la bise
(A suivre)
L'appel des muezzins
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25 août 2006
Pléiades

Mon amour est une princesse
Aussi belle que la dune du désert
Elle est une grève que caressent
Les tendres vagues de mon cœur
Mon amour est une tendre naïade
Que j’aime sans vergogne
Elle ressemble aux sept pléiades
Filles d’Atlas et de Pléïone
Alcyone s’est jetée au grand océan
Céyx est mort, une étoile est née
Ses yeux brillaient tel un diamant
Elle allait rejoindre son bien aimé
(À suivre)
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22 août 2006
Si vous voulez connaître Dieu

Si vous voulez connaître Dieu, Dieu n'est point une énigme, comme vous l'imaginez pour le plaisir de le deviner.
Regardez plutôt autour de vous, et vous le verrez jouer avec vos enfants.
Regardez le ciel, et vous le verrez marcher avec les nuées, tendant les bras dans les éclairs et descendant en gouttelettes de pluie.
Vous le verrez souriant sur les lèvres des fleurs puis se lever, les doigts frémissant dans les branches des arbres.
Khalil GIBRAN "L'oeil du prophète" Edition Albin Michel page 208
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18 août 2006
La vallée des tulipes (le 18 août 2006)

-Huitième partie-
Je continuais ma belle ballade, je m’oubliais, je marchais sans savoir trop où aller, mes pieds me faisaient mal, je sentais la fatigue escalader mon corps, mes cillements devenaient plus lourds, la solitude était devenue mon amie, je lui parlais et elle me répondait, me voyant ainsi, parler et répondre à moi-même, me poussait à me demander souvent si j’étais devenu fou. C’est vrai que je suis devenu fou, fou de tristesse, fou de chagrin, fou d’un amour qui n’existe point, d’un monde très beau mais hélas très loin, je ne savais pas, je ne savais plus, peut être que ce monde n’existait que dans une bouteille, que dans un rêve qui venait me hanter chaque nuit, un rêve si obscur, si dur. Je savais que je m’étais trop éloigné de ma cabane car j’arrivais à voir la cime de la grande montagne, elle exprimait une telle beauté mais cachait des tas de secrets.
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17 août 2006
La vallée des tulipes (le 17 août 2006)

-Septième partie-
Ayant succombé à un sommeil peu profond je sentais une douce chaleur sur mes joues, une ombre légère jouait sur mon visage, me cachait les yeux, s’en allait et revenait, comme une douce main fragile, j’ouvrais alors, avec délicatesse et hésitation, mes paupières et finalement ce n’était qu’un rameau qui dansait avec le vent sur la symphonie de l’aube. C’était le début d’un nouveau jour, le lever d’un nouveau soleil d’automne, je quittais ma cabane pour me promener sous les immenses érables du coin, avec leur écorce qui cachait la moitié des troncs ils ressemblaient à des mendiants levant la tête vers le ciel priant leur Dieu afin qu’il puisse les protéger contre la famine, la soif et le froid. Quelques fois je m’arrêtais pour apprécier leur merveilleux spectacle, leurs fruits descendaient de tout haut, peut être des nuages, tournaient autours d’eux-mêmes, jouaient comme des enfants et finissaient par atterrir sur une terre couverte de feuilles jaunies. Rien qu’en regardant les tendres rayons du soleil transperçant le feuillage et leur réflexion sur le reste des gouttes d’eau de la pluie au-dessus des feuilles et des branches, rien qu’en regardant l’air content des oiseaux, des vanesses et des uranies, un léger sourire flottait sur l’étendu de mes joues, malgré que j’étais éreinté de trop languir et blasé de trop souffrir mais ce moment de plaisir m’offrait la possibilité de vivre quelques instants de bonheur.
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16 août 2006
La vallée des tulipes (le 16 août 2006)
-Sixième partie-
Je rentrais le soir très tard à ma cabane, celle d’un misérable pêcheur, le décors était le même que celui de chaque nuit passée sauf qu’une bouteille de plus manquait sur l’étagère du mur en face, chaque soir c’était pareil, je ne savais combien de bouteilles prendront la mer. Je savais une seule chose, une d’elles aboutira à sa destination, cette idée me donnait beaucoup de volonté et m’encourageait à écrire. Je cherchais à chaque fois des mots plus tendres, plus doux, plus forts mais j’échouais toujours à exprimer leur valeur, j’avais pensé à écrire avec mes larmes, j’avais pensé à écrire avec mon sang, en espérant que la pureté de mes sentiments se transmettra de mon cœur jusqu’à la feuille, mais les larmes s’évaporaient et disparaissaient et mon sang séchait et perdait sa vive couleur, celle de la pureté, je m’allongeais alors sur mon lit, je laissais mon petit quinquet allumé, sa douce et tendre lumière se propageait dans toute la cabane donnant un air de tristesse, cette pâle lueur attirait quelques insectes nocturnes pour les inviter à participer à cette grande course, les yeux fixés sur le plafond je pensais à mon inconnue, sans sentir le sommeil m’envahir, j’essayais de le repousser, j’avais envie de penser et de ne jamais m’arrêter, jour et nuit, matin et soir, mais je m’endormais, la dernière chose que j’avais senti avant de m’assoupir c’était le bruit des légères gouttes de pluie sur le toit de ma cabane.
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15 août 2006
La vallée des tulipes (le 15 août 2006)

-Cinquième partie-
Chère inconnue, toi dont j’ignore le visage et l’identité, confiant dans le destin je me décris chacun de tes traits. De ta finesse, de ta tendresse je vois tes yeux, de ta franchise je vois tes lèvres, de ta douceur je vois tes joues et tes mains, de ta loyauté, ton courage, ta bravoure et ta force je vois ton cœur, chère inconnue, de ton amour je te vois. L’amour que j’ai à t’offrir est éternel. Mais de trop rester sous le soleil mes os se brisent, de trop rester sous la pluie ma peau fond, de trop rester sous la lune mes pensés brûlent et mes traits se dissolvent. De trop attendre, la brise trace son passage sur mon visage, de trop attendre, les larmes encombrent mes yeux, de trop attendre, le temps grave l’histoire de la tristesse, du malheur et du désespoir sur les vastes murs de mon existence, chaque jour qui lève son drapeau bleu, chaque lever du soleil j’ouvre les yeux avec une petite étincelle de chance, un minuscule bout d’espoir de croire en toi, de croire à ton être et à ta présence, mais à chaque coucher du soleil, à chaque nouvelle lune, je ferme les yeux, seul, avec tant de chagrin, tant de dégoût, je passe toute une nuit à rêver de toi, de moi, de ma fin, toute une nuit à prier sauvagement, à crier et hurler secrètement, à pleurer et souffrir profondément, de trop craindre ton départ, mon départ, de trop craindre la fin … »
Après avoir fini d’écrire, de lire et de relire, j’enroulais ce bout de papier qui allait passer la plus grande partie de sa vie emprisonné, entre les parois d’une bouteille jetée, désespérément naufragée, basculée de vague en vague, craignant les rochers et t’espérant sur cette plage de rêve.
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14 août 2006
La vallée des tulipes (le 14 août 2006)

-Quatrième partie-
Chère inconnue, j’espère que mon message te parviendra un jour ou l’autre, et cette bouteille aboutira à la fin de sa grande quête, et restera si sage sur la plage de mes rêves où tu viendras à petits pas laissant les empreintes de tes petits pieds nus sur le sable doré, pour la prendre dans tes douces mains. Depuis ce jour des lunes ont passé et je rêve toujours de toi, plus belle de rêve en rêve, plus sensuelle et plus charmante aujourd’hui qu’hier, je prends mal le jour et je commence à haïr mon réveil afin d’être toujours à tes cotés, pour te voir sourire et t’entendre rire et parler. Quelques fois assis sur mon lit, je ferme les yeux et j’inspire, alors je sens ta chaleur près de moi, à mes cotés pour me réchauffer, mon cœur se met à battre, mes mains à trembler, puis j’expire et j’ouvre les yeux, tu n’es plus là, je me demande souvent, était-ce une illusion ou bien nos âme ont-elles été proches l’une de l’autre.
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12 août 2006
La vallée des tulipes (le 12 août 2006)

-Troisième partie-
Cette lettre disait : « Après un si long voyage dans l’obscurité et le noir de la nuit, le soleil se lève à l’horizon, passant du vermillon à sa belle couleur jaune, pour exprimer sa joie avec ses rayons d’aurore et ses mélodies composées de chant d’oiseaux et de gargouillement d’eau. Ainsi se lève ma plume vêtue de poussière à son tour pour dévoiler ce que mon cœur lui dicte et ce que mes lèvres lui murmurent, tout ce bonheur et toute cette joie d’avoir pu écrire, et tout ce malheur et toute cette tristesse à la fois, car les mots ne peuvent que prononcer des sentiments semblables à ceux du cœur.
Chère inconnue, je t’écris cette lettre, modeste comme elle est et si désespérée, et quand les ruisseaux se rassembleront pour verser leur esprit dans la mer, quand les feuilles jaunies tomberont de leurs arbres pour couvrir le passage des chariots, quand les oiseaux s’envoleront pour fuir l’hiver, alors l’automne lèvera son drapeau, et cette lettre arrivera à sa destination, quand les harpes se mettront à jouer leur musique divine, quand les cloches briseront le silences des églises, et quand la brise fraîche et douce, amante du zéphyr, soufflera du nord, les enfants s’arrêteront de pleurer et tu liras, tu comprendras que cette lettre a traversé tant de distance, des terres, des mers et des déserts seulement pour te faire entendre quelques battements de mon cœur, et qu’ici, si loin dans mon royaume perdu, ici, si triste dans ma forteresse de solitude, je pense toujours à toi, je ne rêve que de toi, coincé entre quatre murs sur lesquels je ne vois que toi, que ton image, ton sourire orné de fossettes, si innocent et si joyeux, tes yeux si profonds, tes traits de visage, de vérité, pleins de secrets comme la forêt la plus sombre, celle où je suis l’unique monstre, une ombre légère, un loup solitaire.
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La vallée des tulipes (le 11 août 2006)

-Deuxième partie-
J’avais pour but d’écrire une lettre à une personne inconnue – oui, inconnue c’était son nom – la mettre dans une bouteille et la confier aux océans et au destin, mais à chaque fois que je commençais à écrire ma main tremblait, je refermait fortement mes doigts sur ma plume mais les battements que produisait mon cœur vibraient encore plus mes mains. Cette lettre qui débutait avec les deux mots : « chère inconnue », car passer toute une vie seul et solitaire, sans qu’aucun cœur ne puisse vous ouvrir les portes et vous tendre les bras m’obligeait à utiliser cette expression. Au bout de quelques lignes mon esprit se perdait au fond des plus profonds et sombres recoins de l’imagination, ainsi mes mains écrivaient ce que mon âme cherchait à sentir et à dire, quelques feuilles mortes emportées par le vent, heurtaient mon visage me réveillaient de temps à autre, je sursautais et étonné de mon écrit, je réalisais que ce n’était guère mes mains qui écrivaient mais bien mon cœur qui les remplaçait. Le dernier mot que ma plume a tracé était un point final et une signature. Une fois terminé à noircir la blancheur de cette feuille, je dictais cette lettre à la nature pour qu’elle restera bien gravée à jamais dans ses plus grands et ses plus étroits recoins, avec une voix triste qui poussait son hurlement dans la totalité de mon corps, qui rebondissait sur l’écorce de mon cœur pour l’étrangler sauvagement et sans pitié.
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31 juillet 2006
L'arbre de vie

L’arbre de vie est un grand arbre qui se trouve dans les alentours de la ville de Kendra Kâr, sur son fameux tronc on peut distinguer des sculptures naturelles qui représentent des êtres humains.
Pour les habitants de Kendra Kâr l’arbre de vie est un mythe ; l’histoire raconte qu’une noble famille fut jadis assassinée et enterrée dans une place aux alentours de la ville, quelques temps après, un arbuste poussa de l’exact lieu où les victimes ont été enterrées, l’arbuste devint un grand arbre et les visages de ces pauvres gens sont apparus sur son tronc, pour qu’un jour, si celui qui leur a ôté la vie passait à coté de l’arbre, ils crieront son nom et il sera enfin dévisagé.
Les habitants de la ville disent que celui qui passera une nuit endormi sous l’arbre sera guéri de ses plaies même les plus profondes ; et si un bucheron ou une autre personne oserait l’enlever ou le toucher avec une hache ou n’importe quelle arme, l’arbre de vie lui ôterait la sienne.
Alors il faut éviter de faire cela ou de pense à fabriquer des arcs ou des flèches avec ses branches et ses rameaux.
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02 juin 2006
La vallée des tulipes (le 02 juin 2006)

-Première partie-
Assis au bord d’une grande falaise, je contemplais le paysage, la pleine lune masquée par quelque nuage projetait ses rayons flous, et éclairait les douces vagues qui s’écrasaient et trépassaient sur les rochers, leur frottement caressait les algues, murmurait dans mes oreilles quelque mélodies extraites des chants des pécheurs et des aventuriers noyés par le charme et la beauté des sirènes, beauté vierge d’Hélène, et leur voix ensorceleuse et berceuse. J’avais les yeux entrouverts, je regardais la bonace de la mer et je fixais l’horizon, le vent qui faisait danser l’herbe à mes cotés me déconcentrai, et entre mes vêtements et ma peau se glissait un courant d’air frais qui me faisait frissonner et qui faisait planer à quelque mètre de mon regard plusieurs papillons de nuit, garnis des plus belles couleurs de la nature vivante et obscure. À ma gauche j’avais mis une bouteille de verre bleu foncé vide, recouverte d’une buée condensée et rayée de sillons laissés par des gouttelettes, la petite force de l’air embrassait la bouche de la bouteille et poussait un sifflement pareil à celui d’une flûte pleureuse et souffrante. Sur mes genoux j’écrivais sur une feuille perdue dans mes poches depuis un temps oublié, quelques mots et phrases, quelques vers d’odes rimant comme des chansons, imprégnés de quelques odeurs de jasmin et d’encens, et qui commençaient par son nom.
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15 mai 2006
Margot (le 15 mai 2006)

De tes yeux jaillissent mes songes
Et dans ces rêves verdis je plonge
De tes lèvres jaillissent mes désirs
Et de leur chaleur je suis le martyre
Tes joues fragiles au teint éblouissant
Exhalent l’essence des fleurs des monts
Amaryllis reine de la saison d’automne
Et en printemps le parfum d’anémone
Ta tendre chevelure flotte sur ton dos
Caresse ta peau qui transpire le miel
Se répond, sur tes épaules, en flot
Margot, et meurt sur tes seins sensuels.
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05 mai 2006
Les voyageurs éternels (le 04 mai 2006)

Wagon garé sur le quai
Air parfumé, framboisé
Rue assombri, une nuée
Deux esprits se parlaient
Amoureux presque égarés
(À suivre …)
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27 avril 2006
La symphonie de la vie (le 27 avril 2006)

Walkyrie de mes jardins intimes
Amour d’une vie éternelle
Royaume de mes bêtises enfantines
Déesse à la douceur charnelle
Andromaque et sa beauté opaline
(À suivre)
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25 avril 2006
Instant de silence... ! (le 25 avril 2006)

-III-
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques
Instant de silence … !
Je revois le premier jour
Où je t’invitais à une danse
Eternelle et pour toujours :
Sous le balcon de tes rêves
Je passais avec ma calèche
La Bougainville qui se lève
Et la brise douce et fraiche
Tu me regardais des nuages
Cachée derrière ton voile
Je pouvais voir ton visage
Car ton masque te dévoile
Ange, accepte cette danse
Prends les clés et plonge
Dans ce cœur immense
Pour la vie et ses songes
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques.
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20 avril 2006
Instant de silence... ! (le 20 avril 2006)

-II-
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques
Instant de silence … !
Te souviens tu de la sauterelle
Seule au monde, en errance
Cherchant une terre nouvelle
Heureuse de sa souffrance
Car demain elle sera mère
Et volera avec élégance
En quête d’une vie à refaire
Cette pause ne lui restera
Qu’un éclat de souvenirs
Mais derrière elle, elle laissera
Une belle progéniture
L’amour n’est pas seulement
Vouloir vivre et sentir
Il est aussi parallèlement
Endurer et construire
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques.
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19 avril 2006
Instant de silence... ! (le 19 avril 2006)

Photo : Monsof Zaïgouche
-I-
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques
Instant de silence … !
La colombe blanche atterrit
Entrouvre ses ailes et danse
Heureuse de sa première sortie
Ne connaissant point la peur
Se promenant entre les pieds
Si fière de sa blancheur
Et de ses plumes argentées
Toi, tu avais tellement peur
Qu’elle soit, peut-être, piétinée
Par ces aveugles voyageurs
Et leur cavalcade enragée
La colombe a fini par s’envoler
Et j’ai vu cette empreinte merveilleuse
Ce sourire, cette douce volupté
La joie d’une aventure miraculeuse
Entre le palmier et le pin
Devant le ruisseau, presque…
Nos rendez-vous du matin
Et nos chansons romanesques.
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15 avril 2006
Le sentier de l’amour (le 15 avril 2006)

Les chemins les plus longs
Commencent par un petit pas
Ni tempête, ni vent violant
Ni peur, ni l’odeur du trépas
Ni lui, ni personne, ne pourront
M’empêcher d’être avec toi.
Je lève mon unique glaive
Je combats comme un roi
Je souffre de cette sève
Qui me tue de peur et d’effroi
Et l’étendard que je lève
Vibre de mes profonds émois
Mon sentier sera dur et long
Le sol brulant et l’air chaud,
Epineux, et plein de sang
Jaillissant de mon triste dos
Incliné depuis vint sept ans
De trop porter ce lourd fardeau
(À suivre …)
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14 avril 2006
Juste ce mot (le 14 avril 2006)

Dis moi que tu m’aimes
Dis-le moi à haute voix
Dis-le moi pour que je sème
De la lumière et de la foi
Sur mon visage presque blême
Et si maladif quelquefois
Dis-le moi juste ce soir
Dis-le moi tendre femme
Avant que la pénombre noir
N’envahi mon âme
Et que le sort du désespoir
N’aura plus de dictame
Dis-le moi puisque je suis fou
Et ne comprend rien à ces mots
Puisque tout le monde s’en fout
Et me prend pour un marmot
Qui bâtit des châteaux en boue
Et qui n’est qu’un zigoto
Meurt, celui qui nie ma valeur
Car sa mort consolatrice
De sa vie est plus meilleure
Et qu’il emporte tous ses vices
Et tous les épines de son cœur
Là où il ira, il oubliera ses malices.
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09 avril 2006
L’art de vivre (le 09 avril 2006)

Tu m’as appris à regarder








